Le carnet de la Grand-mère de Bitakwira : « Tu as envoyé Vital Kamerhe en prison »

Publié le 30 juin, 20 à 1 h 38 min | La Grand-mere de Bitakwira dit...

Dans cette tribune, Marie-Pierrette Bitakwira Bisodo, grand-mère de Son Excellence Justin Bitakwira, autorité morale du mouvement citoyen « Simama Kivu », membre du conseil d’administration du Groupe Budiadia Médias et président honoraire de l’association des amis du POLITICARD asbl., s’adresse à son petit-fils et à la nation entière avec la sagesse de trois siècles et demi de vécu.

Mon cher petit-fils Bitak,

Hier je me suis promené au marché d’Uvira pour acheter des feuilles de manioc et du piment et de sambaza Lumbulumbu que tu aimais alors enfant à Kahanda non loin de Lemera. En rentrant dans une des mes 900 maisons préfabriquées, je trouve ta carte postale depuis Istanbul. Même si, dû aux rumeurs de virus tu ne pouvais pas te déplacer, tu y étais en tant qu’esprit et tu t’es transformé en tout petit timbre pour donner des ailes aux mots que tu m’adressais.

Ici à Uvira, nous souffrons avec l’avènement des sociétés anarchiques et ceux qui sont plus ou moins colonels. Trop de ceux qui prétendent vouloir consommer des repas auxquels ils n’ont pas contribué. Lorsque ta présence est crédibilisé par ton monologue devant les juges, ton absence à Uvira pèse lourd sur ma conscience. Je compte en alternance – et je veux bien dire, alternance totale – le nombre des trous entre Mulongwe et le port  de Kalundu et celui des aventuriers qui se vantent chauffeurs de tuc-tuc, des Bajaj et des charretiers

Et entre temps, tu as envoyé Vital Kamerhe en prison, ton ami d’enfance à qui tu en voulais tellement lorsqu’il avait plus de succès chez les filles au lycée même ses nouvelles chez les filles de nuit au Nganda 5 sur 5 . Mon fils, je sais que tu applaudis quand on te trompe, et que tu t’énerves quand on te dit la vérité, mais je sais tu finiras par comprendre. Quand les amis grimpent, ils ne sont plus des amis, ils refusent de vous inviter à leurs réunions. Il faut endurer!

Après tout, tu te rappelles, que je t’avais dit lorsque tu t’apprêtes à partir au Cameroun pour dix ans : toute grenouille qui s’isole des autres, meurt stérile…. Et tel que ma conspiration ou même inspiration m’a toujours dit, si nous sommes comme les insectes dans la nature, c’est la République qui gagne. N’oublie jamais – parmi les Don Quichotte tu es le don qui choque !

Je suis fier de toi mupenzi, tu es un exception politique même sans aucun rôle politique réel,

Marie-Pierrette Bitakwira Bisodo

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