RDC : Le Président Tshisekedi condamne la justice « au second degré »

Publié le 19 juillet, 20 à 13 h 01 min | Politique

Les avocats du directeur de cabinet de Makala, Vital Kamerhe, ont dénoncé les dernières nominations et décorations dans le secteur de la justice. Pour la défense de l’ancien allié de Félix Antoine Tshisekedi, le chef de l’Etat congolais a condamné la justice congolaise « au deuxième degré » en récompensant les magistrats et avocats du procès des 100 jours.

Au cours d’une conférence de presse organisée au siège de l’UNC et en violation de mesures barrières, les avocats de Vital Kamerhe se sont moqués de la décision prise par son excellence  Félix Antoine Tshisekedi récompensant « tous les acteurs du complot contre le probable candidat et vainqueur de la présidentielle en 2023 » en affirmant: Ça nous paraît justifier que le président Felix Antoine Tshisekedi ait trouvé un poste ou une décoration nos collègues du procès des 100 jours, des moutons de panurges ba Beta Matolo epay ya Mfumu Fatshi. De toutes les façons, c’est pour Tshilombo qu’ils ont travaillé ; condamné le grand Mwene Whiru (Bukavu Enyanyaiste), rocambolesque » a déclaré le bâtonnier Joseph Guhanika. « Le procès, c’était la première instance… Là, la condamnation au second degré. Notre justice n’est plus ni libre, ni indépendante ».

Relayant le message sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #ServicesRendus, les cadres de l’UNC ont réagi différemment. Réagissant sur les ordonnances présidentielles à une réponse sur l’article de POLITICARD.CD, à travers son compte twitter, Juvénal Munubo contre-attaque : « Comment expliquer que le chef de l’Etat ait promu monsieur Pierrot Bakenge Mvita, le juge-président du procès 100 jours, au poste du président du tribunal de Grande instance de Kinshasa-Gombe alors que c’est lui qui a prononcé un jugement inique contre mon mentor ? #ServicesRendus ». « Je veux bien que certains aient encore des doutes après la retransmission du procès. Mais avec ces ordonnances, Félix Tshisekedi a prouvé qu’il était derrière l’acharnement judiciaire contre Vital Kamerhe ».

Le ministre de la jeunesse Billy Kambale, très proche de Vital Kamerhe et très virulent sur les réseaux sociaux s’est dit « prêt à démissionner si les magistrats de la cour d’appel sont aussi promus après la condamnation au second degré de notre leader ». Il a ajouté une heure plus tard qu’il n’était « pas question de quitter le gouvernement d’ici là, même si la nomination du magistrat Kisula Yeye Betika à la cour de cassation prouve que le président Tshisekedi a déjà scellé le sort de VK ». Interpellé sur son manque de cohérence et de loyauté, l’ancien président de la ligue des jeunes de l’UNC a juré qu’il « ne démissionnera pas pour préserver la présomption d’innocence de notre leader car les cours sur les détournements intellectuels ne furent qu’au premier chapitre. Tout en regrettant que le leader ait été envoyé à Makala sans pièces contre Pièces ».

Du côté du FCC, la réaction sans doute la plus attendue était celle d’Albert Yuma, expert numéro 1 en opération blanchiment d’argent en RDC à partir de la fumée sortant de la GECAMINES.  « En nommant Me Alder Kisula, l’avocat de la République dans le procès 100 jours à la cellule nationale de renseignements financiers (CENAREF), Félix Tshisekedi pense nous faire peur. On sait qu’il a fait un pacte secret avec les Américains pour avoir des grigris dernière génération et avoir nos têtes », a déclaré M. Yuma, pilleur en chef de la Gécamines.  A la sortie d’une conférence de presse d’Emmanuel Shadary Ramazani qui avait pleuré pendant deux heures sur l’absence de contreseing du premier ministre sur les ordonnances présidentielles. « M. Tshisekedi devrait se méfier, Joseph Kabila et moi, nous sommes de vraies lessiveuses. On a inventé l’absence de contreseing, les abus de pouvoir, les faux procès et la justice aux ordres dans ce pays, ce ne sont pas ses petits changements qui vont nous impressionner ».

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