RDC: L’UDPS et le PPRD fusionnent pour créer le PPPS

Publié le 20 juillet, 20 à 8 h 53 min | Politique

Après des semaines de tensions et d’incertitude autour de l’avenir de la coalition au pouvoir, l’UDPS et le PPRD ont décidé de fusionner pour créer un nouveau parti, le Parti du Peuple pour le Progrès Social (PPPS). Le nouveau et l’ancien partis présidentiels disent vouloir porter des valeurs et un candidat commun en 2023.

 L’annonce a été faite en grande pompe à mi-chemin entre le Présidence et le Palais du Peuple par les services de communication des deux institutions. Tina Salama s’est lancée pour l’occasion dans la lecture des noms de l’intégralité des membres des deux partis. L’intégralité de cette performance devrait être retransmise cette nuit à la RTNC pour tous les fans désormais nombreux dans notre pays de marathon de lecture télévisée.

 « Le Parti du feu Etienne Tshisekedi est connu pour son combat de la démocratie depuis les années 1980 et l’a confisqué depuis près de 20 ans. La RDC a besoin de ses deux présidents », a expliqué aux journalistes Michael Sakombi, l’âme damnée de Jeanine Mabunda, arbitre olympique de l’Arène nationale (AN). « Le parti de Joseph Kabila lutte contre la corruption et l’instrumentalisation de la justice par les instructions politiques. Etienne Tshisekedi lui-même n’aurait pas souhaité mieux que la construction d’un Etat de non-droit 60 ans après l’indépendance. »

Une source au sein du FCC kabiliste raconte les dessous de ce rapprochement historique. « Cette fusion était prévue depuis le départ, mais il y a eu un grain de sable. Le FCC a déchu le vice-président de l’assemblée nationale pour avoir détourné les 7 millions de dollars destinés à l’organisation d’un congrès visant à entamer la procédure de destitution du président Félix Tshisekedi. À la dernière minute, Joseph Kabila devait s’interposer pour une fois de plus sauver la démocratie, devenir un des héros de l’UDPS et faciliter la fusion. Un idiot de Lamuka devait demander la mise en accusation après l’aveu concerté de Felix Tshisekedi lors de son meeting devant la communauté congolaise de Kigali qu’il n’avait pas de vrai diplôme universitaire. Tout ça relayait par la presse rwandaise qu’on allait qualifier de suppôt de Kagame. C’est un plan signé Néhémie Mwilanya et Kalev Mutond, les maîtres-comploteurs du FCC. »

Contacté par POLITICARD.CD, le Président ai de l’UDPS, monsieur Jean-Marc Kabund a confirmé que la fusion, « sous-tendra la stabilité des institutions de la république pour les siècles à venir » car ajoute-t-il « ces deux formations ont les mêmes idéologies politiques et ont toujours fonctionné comme les deux parties de fesses dans la même culotte d’un enfant malnutri. »

Du côté du PPRD, l’ancien candidat à la présidentielle et actuel secrétaire permanent de ce parti, Emmanuel Shadary, se réjouit du fait que cet accord de fusion soit trouvé aujourd’hui avant que le président Félix Tshisekedi ne finisse otage de l’ambassadeur des États-Unis en poste à Kinshasa. Il a précisé dans un très long historique riche en enseignements que les négociations entre les deux fils des opposants de Mobutu avaient débuté depuis 2011 mais qu’il a fallu attendre la disparition du docteur Etienne Tshisekedi qui aurait pu « mourir de jalousie en apprenant le contenu de cet accord du millénaire et prometteur pour l’avenir de la RDC. »

L’autorité morale de ce nouveau Parti du Peuple pour le Progrès Social « PPPS » ne sera autre que Monsieur Joseph Kabila qui grâce à son expérience va pouvoir aider son intérim mis au pouvoir depuis janvier 2019 à faire semblant de faire des concessions, à tourner le dos aux états-uniens et à s’orienter vers les indiens qui sont plus efficaces et crédibles pour développer de grands chantiers présidentiels privés.

Les réactions des anciens membres de l’UDPS comme Madame Ève Bazaiba et Lambert Mende n’ont pas tardé. Ils martèlent que l’UDPS a toujours eu de l’amour pour les Kabila et disent n’être pas étonnés par cette fusion. Ce qui est sûr, c’est que le paysage politique congolais sera durablement marqué par cette nouvelle. Reste à savoir qui de Joseph Kabila ou de Félix Tshisekedi sera le candidat du PPPS aux élections de 2023. « D’ici là, peu importe, leurs intérêts auront déjà fusionné », rassure l’ambassadeur Nicolas Kazadi, proche du président Fatshi Béton.

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