RDC60 : « Les Grands anniversaires du Congo, l’ONU au rendez-vous » (Guterres)

Publié le 1 juillet, 20 à 14 h 09 min | International

Depuis l’indépendance, le 30 juin 1960, la République démocratique du Congo et les Nations unies vivent une relation symbiotique. Rien de plus logique que le secretaire-general Antonio Guterres soit annoncé, malgré Covid 19 pour une série de festivités à Kinshasa, Goma et Bukavu depuis le 30 juin et le 3 juillet dans ce pays qui a tant fait pour la carrière de nombreux onusiens. Décryptage d’une journée plein d’amour.

La cheffe de la MONUSCO, Leila Zerrougui, portée disparue depuis plusieurs mois, a fait une déclaration surprise pour l’annoncer. Après de longues minutes de serments répétitifs de fidélité aux FARDC ainsi qu’à la restauration de l’autorité de l’état ainsi que pour l’état des restaurants et bars de notre capitale, la représentante spéciale d’Antonio Guterres a révélé que son patron était déjà présent sur notre territoire  : « Je ne l’ai pas vu rentrer, les frontières sont tellement poreuses. La MONUSCO ne peut pas avoir l’oeil sur tout. Mais imaginez-vous la joie que je partage aujourd’hui avec la Congo ».

En effet, tel que POLITICARD.CD a pu confirmer par télégramme avec des sources diplomatiques à New York, Antonio Guterres est à Bukavu depuis 36h invité par le prix Nobel de la Paix, le célèbre docteur Denis Mukwege à une cérémonie de remise de brevet pour les casques bleus égyptiens attachés à sa garde pour services rendus à la Nation. Le secrétaire général de l’ONU participe présentement à Kinshasa avec 500 invités distingués, y inclus le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et le Professeur Muyembe Tamfum, à une messe anticipée en l’honneur de soixante années de présence onusienne sur le sol congolais.

Opinions mitigées à travers la société civile et la classe politique

La présence d’Antonio Guterres n’a pas convaincu tous les congolais du beau-fixe entre la RDC et la famille onusienne. Contacté par POLITICARD.CD, le porte-parole du FCC André-Alain Atundu n’a pas su cacher son émotion en rappelant « la versatilité de l’ONU qui telle la femme à la recherche d’un époux voit toujours dans les défauts de son nouveau prétendant toutes les qualités qu’elle reprochait à son ancien conjoint », référence poétique aux faits que les manifestations pacifiques continuent d’être réprimés et que les armées étrangères s’invitent sur le territoire sans susciter de réactions de vierge effarouchée, traduit un chargé de communication à la presse nationale comme internationale.. D’autres membres de la majorité parlementaire sont plus accueillants : La sénatrice Francine Muyumba a salué le numéro un de l’ONU, tout en soulignant que la RDC « est bénie d’avoir un allié si fiable dans la défense de la Convention de Vienne », pièce maîtresse régissant la diplomatie internationale.

Mike Nzita Hammer, envoyé spécial de POLITICARD.CD en République de la Gombe à l’ouest de la RDC, est l’un des rares membres de la presse qui a su s’entretenir directement avec Antonio Guterres. Interrogé sur son émotion en ce jour important pour la RDC, le secrétaire-général de l’ONU a solennellement déclaré qu’il s’agit « d’une honneur inédit de participer aux festivités du début de notre relation commune » tout en annonçant l’extension du séjour onusien en RDC « pour encore au moins 60 ans, afin de ne pas mettre en péril les acquis dans ses efforts pour la paix. » Lors des divers mots de circonstances pendant un illustre dîner organisé par le leader onusien en honneur de l’arrivée des premiers portugais sur le sol congolais il y a environ 400 ans, le Président du Conseil d’Administration des Lignes Maritimes Congolais, Lambert Mende, a profité de cette présente pour annoncer la mise en place de la première ligne de bateaux aéroglisseurs entre New York et Matadi, une « fierté congolaise, preuve que soixante ans après, ce n’est pas l’ONU qui s’impose en RDC, mais bien de le Congo, indépendant, qui part à la conquête de l’ONU »

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